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  Véronique Soulier
31
December
une année s'en va... une autre s'ouvre devant nous

Qu'elle soit douce à tous !
09
December
c'est en décembre

que l'hiver a choisi de débarquer soudain .. l'été indien semblait s'attarder, il faisait beau, les mélèzes portaient encore des épines rousses et les bouleaux tardaient à se déplumer mais la neige les a enlacé dans sa gangue lourde, jour après jour elle s'est accumulée, un spectacle rare et merveilleux pour nous, une souffrance pour les arbres impatients d'une brise qui les soulage enfin de ce poids !
16
October
Une photo Selection Art Limited, yes ,-)

Un tout grand plaisir d'avoir une photo sélectionnée par Art limited, c'est un site oû je vois des photos toujours plus belles les unes que les autres,
http://19332.portfolio.artlimited.net/
j'y prépare essentiellement des photos carrées en NB et je suis heureuse et " fière " de m'y faire une petite place avec cette route d'automne nimbée de brouillard d'automne
10
October
A-Moravia : couleur, NB

" la realité est en couleur mais le noir et blanc est plus réaliste "

alors cet automne plus que jamais mon coeur balance entre les deux, la montagne selon ses humeurs ou peut-etre les miennes, se pare en automne de couleurs magnifiques mais se drape aussi et si bien de denses noir et blanc
22
September
c'est en septembre

Les oliviers baissent les bras
Les raisins rougissent du nez
Et le sable est devenu froid
Au blanc soleil
Maitres baigneurs et saisonniers
Retournent à leurs vrais métiers
Et les santons seront sculptés
Avant Noël

C´est en septembre
Quand les voiliers sont dévoilés
Et que la plage tremble sous l´ombre
D´un automne débronzé
C´est en septembre
Que l´on peut vivre pour de vrai

En été mon pays à moi
En été c´est n´importe quoi
Les caravanes le camping-gaz
Au grand soleil
La grande foire aux illusions
Les slips trop courts, les shorts trop longs
Les Hollandaises et leurs melons
De Cavaillon

C´est en septembre
Quand l´été remet ses souliers
Et que la plage est comme un ventre
Que personne n´a touché
C´est en septembre
Que mon pays peut respirer

Pays de mes jeunes années
Là où mon père est enterré
Mon école était chauffée
Au grand soleil
Au mois de mai, moi je m´en vais
Et je te laisse aux étrangers
Pour aller faire l´étranger moi-même
Sous d´autres ciels

Mais en septembre
Quand je reviens où je suis né
Et que ma plage me reconnaît
Ouvre des bras de fiancée
C´est en septembre
Que je me fais la bonne année

C´est en septembre
Que je m´endors sous l´olivier

Ecoutez Gilbert Bécaud, ce n'est certes pas nouveau mais si bien de saison

http://www.youtube.com/watch?v=9DpTBDx8xPE&feature=related
27
June
le jardin perdu Claude Roy

Il est venu un jardin cette nuit
qui n'avait plus d'adresse
un peu triste, il tenait poliment
ses racines à la main
Pourriez vous me donner
un jardin où j'aurais
le droit d'être jardin ?
......

C'est une vie qui n'est pas une vie
que d`^etre un jardin égaré
qui n'existe qu'en souvenir
et ne sait plus où fleurir

in à la lisière du temps
25
June
c'est la saison des coquelicots

je les aime dans leurs robes rouge sang, pliées, déployées, froufroutantes,cassantes, dansantes d'un rayon de soleil repassées, d'un grain de pluie flétries ; ils accrochent la lumière,ils se portent haut sur leurs frêles tiges, ils se prêtent à toutes les compositions sombres ou lumineuses, en voici quelques unes ponctuées de ces ciels d'orage qui font la beauté des soirées de juin cette année
14
May
politique

en politique les insensés peuvent faire en sorte que ce soient les sages qui aient tort.. Jean Rostand
21
April
Avril aux tendres mains

L'arbre que creuse l'hiver et qu'il délabre
de terre à ciel est un chemin battu,
avril aux tendres mains quand viendras.tu,
quand, rallumer tout le grand candélabre ?
Lanza del Vasto
in le chiffre des choses
21
April
Avril aux tendres mains

L'arbre que creuse l'hiver et qu'il délabre
de terre à ciel est un chemin battu,
avril aux tendres mains quand viendras.tu,
quand, rallumer tout le candélabre
Lanza del Vasto
in le chiffre des choses
01
April
Histoires de rapaces du Valais

Une soixantaine de couples de faucons pélerin, autant d'aigles. Benoit Delbeauve nous explique avec passion leurs vies dans les flancs de nos montagnes. Il nous raconte aussi comment son jeune aigle royal, il y a quelques mois est monté profitant d'ascendances d'air chaud ( ou pris dedans par inexpérience), si haut qu'îl s'est retrouvé dans des courants qui l'ont emmené à 250 km d'ici dans le Vercors. Il serait dans le Valais de nouveau..si vous le voyez. signalez-le !
Sa belle faucon pélerin de 3 ans Segun nous a fait une belle démonstration de vols, mais son plan était de profiter,d'un haut rocher à l'une des tours du chateau de Tourbillon ou de l'église de Valère, du beau soleil et des températures estivales. Comme nous quoi, aucune envie de s'enfermer après un long et froid hiver .. qu'importe un joli moment que je partage de quelques photos avec vous. Bon dimanche !
18
March
Pour ces enfants ....

pour ces enfants, leurs accompagnants qui ont trouvé la mort à quelques pas de chez moi,
pour leurs familles, pour ceux qui se battent encore pour leur vie, pour les sauveteurs...
C'était une magnifique journée en Valais, en me promenant j'avais trouvé les premiers crocus en montagne malgré la neige,
les oiseaux chantaient plus fort, les premiers bourgeons s'étiraient sur fond de ciel si bleu ;
tout disait la vie reprend belle et jolie après un si rude hiver, tout sauf la mort tapie dans ce tunnel....

Toute mes condoléances et profonde tristesse, chaque année les premiers crocus me diront votre histoire.

merci de vos témoignages de sympathie,
http://www.fotocommunity.com/pc/pc/mypics/719288/display/27378239
09
March
le merle . Théophile Gauthier

Par petites touches, le printemps pointe le bout de son nez, balaie de coins en coins la neige, l'eau cascade des toits et chantent les oiseaux chaque jour plus tôt et plus longtemps

Le merle



Un oiseau siffle dans les branches
Et sautille gai, plein d’espoir,
Sur les herbes, de givre blanches,
En bottes jaunes, en frac noir.

C’est un merle, chanteur crédule,
Ignorant du calendrier,
Qui rêve soleil, et module
L’hymne d’avril en février.

Pourtant il vente, il pleut à verse ;
L’Arve jaunit le Rhône bleu,
Et le salon, tendu de perse,
Tient tous ses hôtes près du feu.

Les monts sur l’épaule ont l’hermine,
Comme des magistrats siégeant.
Leur blanc tribunal examine
Un cas d’hiver se prolongeant.

Lustrant son aile qu’il essuie,
L’oiseau persiste en sa chanson,
Malgré neige, brouillard et pluie,
Il croit à la jeune saison.

Il gronde l’aube paresseuse
De rester au lit si longtemps
Et, gourmandant la fleur frileuse,
Met en demeure le printemps.

Il voit le jour derrière l’ombre,
Tel un croyant, dans le saint lieu,
L’autel désert, sous la nef sombre,
Avec sa foi voit toujours Dieu.

A la nature il se confie,
Car son instinct pressent la loi.
Qui rit de ta philosophie,
Beau merle, est moins sage que toi !

Théophile Gautier
13
February
les arbres et les jours

le gant de peau du matin se retourne le soir. La doublure est de velours.
J. de Bourbon busset
 
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